Le VTT et tout ce qui l’entoure

Voilà que j’ai la chance de participer à un évènement qui rassemble les professionnels du cycle, les journalistes ainsi qu’une quinzaine d’amateurs plus ou moins avertis.

 

Au programme, rouler deux jours sur cinq VTT différents afin d’élire le Vélo de l’année. Pour ceux qui ne connaissent pas, depuis 26 ans le magazine Vélo Vert organise l’élection du vélo de l’année.

 

Me voilà donc parti au sud de Montélimar. Accueil du Jury, présentation des dotations des marques. Tout l’équipement pour rouler nous est fourni. Première soirée des plus conviviales avec l’ensemble du staff. On en profite pour se présenter.

Le lendemain, c’est le moment le plus attendu. La présentation des vélos ; car jusqu’alors, on avait seulement eu le droit, la veille, à un livret listant le quinté gagnant (Photos, Model, Equipements et Poids). S’en est suivi, la répartition en 4 groupes : M1 M2 L et XL, afin que chaque membre du jury puisse essayer un vélo à sa taille.

 

Je vous passe les différents moments de la journée, parlons plutôt de l’avis général que je me suis fait à la fin de cette journée.

 

Les 5 vélos en liste :

 

Le Canyon Neuron partait gagnant sur le papier avec son poids de 12kg et ses roues inédites DT SWISS XMC 1200. Pour quelqu’un comme moi venant du milieu XC, c’est vraiment agréable d’avoir un vélo et des roues dynamiques. Malheureusement, face aux autres vélos, il a fortement péché en descente. L’ensemble des 4 autres VTT étaient nettement plus à l’aise et facile à piloter.

Le Specialized Stumpjumper fait partie des vélos mythiques et revêtu de sa robe caméléon, il en impose encore plus. C’était le plus beau, je n’avais d’yeux que pour lui. Une fois enjambé, c’est un vélo très polyvalent, à l’aise de partout aussi bien en monté qu’en descente.

Le Lapierre Zesty était pour moi la surprise. Quand tous les vélos affichés sont entre 4200€ et 5000€ ; être à 3600 € est un pari osé. C’était le vélo le moins cher du lot et pourtant, cadre et triangle arrière en carbone. J’étais impatient de monter dessus. Au roulage, j’ai eu un peu de mal en montée, car le vélo avait une tendance à s’affaisser de l’arrière. Ceci fût vite oublié dans la descente. Dès le début, j’ai eu un bon feeling avec le vélo. Vif, précis, joueur. Bref il a du caractère.

Le Scott Genius, encore une belle référence. J’ai baptisé ce vélo à la fin des deux jours « tapis volant ». Pour résumer son efficacité, sa simplicité de pilotage, son aisance en montée. Pour celui qui veut aller loin tout en se ménageant.

Le Cannondale Habit, ma plus grande difficulté. En tant que jury, on doit mettre de côté ses préférences habituelles pour être le plus impartial. N’empêche que le coloris n’était franchement pas fou, le triangle arrière en ALU, les pièces spécifiques vantées par Cannondale. Et pour couronner le tout, la Lefty, le mythe Canonndale, n’était pas présent sur ce vélo. Mais je vous rassure, ce n’est pas un mauvais vélo.

Première journée terminée. Sur la dernière boucle, je me suis amusé à me tirer la bourre avec les 3 excités du STAFF. Coup de bol pour moi, j’étais avec le Scott Genius à ce moment-là. Un vélo qui donne envie de pédaler fort.

 

On se repose et on commence à imaginer quel pourrait être le vélo de l’année. En élire un qui répond au mieux à la cible pour laquelle il a été conçu, en l’occurrence le trail, un vélo polyvalent pour la montagne.

 

Autre chose à savoir quand on est jury. Certes, on va passer de super moment avec des passionnés de VTT, mais on est là pour rouler et donner son avis. Ce n’est pas de tout repos, couché à minuit et levé à 6h45. J’ai eu un peu de mal à être prêt pour 7h30.

 

Deuxième journée de roulage, une première boucle le matin plutôt cassante mais ludique, l’après-midi ce sera un peu plus court et flowy en descente.

 

L’avantage du jour, c’est qu’on peut rouler comme on le souhaite. Pas obligé de faire des stops à chaque bifurcation ou zone technique. On teste le vélo vraiment à sa façon et à son rythme. Le meilleur moyen pour moi de conforter ou non mes avis de la veille.

 

Je commence donc la boucle test #1 avec le Neuron. C’est le tour de chauffe, on est tous parti ensemble et ça reste un tour de repérage. Avis mitigé, que je ne souhaite pas retenir car pas chaud et pas dans le rythme.

Je continu avec le Habbit pour me réveiller, il passe bien en descente mais en monté je me trouve collé.

 

Le Genius, je confirme mon avis, facile et à l’aise de partout. Un couteau suisse ? Un bémol sur la monte de pneus en 2’’60, le grip est présent mais ça reste un peu flou à mon gout.

 

Le Zesty, je connais le circuit, j’aime ce bike, j’ai envie de me faire plaisir. Je décide donc de faire un temps dans la descente. Le régale, j’ai la banane. C’est vif et précis. Je peux relancer facilement en sortie de virage. Ce vélo donne envie d’envoyer et je rappelle que c’est le moins cher. Je me suis surpris à tracer de belles trajectoires et pas de surprises de la part du vélo.

 

Je conclu la matinée avec le Stumpjumper. Un peu en mode « récup », il est beau et efficace sans aucun doute. J’en profite donc pour une session photo dans la montée en guise de souvenir.

 

C'est l'heure du repas.

 

Puis on repart 2 heures plus tard avec la deuxième boucle.

 

La fatigue commence à se faire sentir. Je cherche à départager mon trio de tête.

Je m’amuse avec le Stumpjumper et le Zesty sur la descente flowy. Je pose mon meilleur temps avec le Zesty pour mon plus grand plaisir.

 

Avec le Genius et le Neuron, je cherche à me finir en montée. Et ça sera avec le Neuron que je prendrais le plus de plaisir. Quelqu’un m’a dit dans le week-end que ça pouvait être un vélo pour des courses marathon ce que je confirme. Il donne envie de rouler vite et s’en sort très bien.

 

Pour la conclusion finale, je ne vous donnerai pas mon vote mais plutôt le vélo à choisir en fonction de votre style ou vos envies.

 

Comme dit juste avant, le Canyon Neuron se rapproche d’un vélo pour courir des marathons. Les roues DT swiss XMC 1200 sont vraiment bluffantes.

 

Le Scott Genius sera le vélo de montagne pour un large panel de pratiquants. Efficace et facile à piloter c’est une valeur sûre.

 

Le Specialized Stumpjumper est le vélo que l’on aime passionnément. Je suis un peu comme ça, l’esthétique d’un vélo peut l’emporter. Ce vélo est une référence depuis des décennies et il continu de distiller beaucoup de plaisir quand on est à son guidon.

Le Lapierre Zesty est la surprise, mon coup de cœur. Le 29’’ joueur, qui donne envie de laisser son 27’’5 au garage. C’est vraiment le vélo plaisir que j’achèterai pour rouler à la montagne. Un vélo fun, vif et efficace. Une belle réussite.

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https://www.leboncoin.fr/velos/1593251719.htm/

Le Cannondale Habit, un vélo aseptisé, pour lequel je n’ai pas vraiment pris de plaisir à rouler avec. Mais ça ne reste que mon avis car c’était le coup de cœur de mon collègue de co-voiturage. Comme quoi les gouts et les couleurs, c’est l’affaire de chacun.

 

Alexis